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Pay It Forward













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Pay It Forward
Réalisé par Mimi Leder

Pay it Forward est un film utopiste. Un film qui milite pour un monde meilleur et apporte une lueur d’espoir qui semble répondre au pessimisme d’un American Beauty. La comparaison n’est pas innocente puisque ces deux films sont produits par Dreamworks, ont pour personnage principal Kevin Spacey et proposent une approche décalée de la société américaine. Ajoutez le jeune Haley Joel Osment (The Sixth Sense) et vous avez l’assurance que la distribution solide saura supporter ce scénario original.

Kevin Spacey interprète un professeur d’école dont le projet de “faire une action pour rendre le monde meilleur” est prise au pied de la lettre par son élève le plus opiniâtre (Osment). L’enfant a l’idée d’une pyramide où chacun ferait une bonne action pour trois autres personnes et ainsi de suite. Le film se développe autour des ramifications de la pyramide du garçon en parallèle avec la relation qui se noue entre sa mère (Helen Hunt) et son instituteur.

L’idée du film est d’autant plus originale qu’elle est provocatrice. Si cette générosité gratuite est choquante dans un monde obnubilé par le “profit” (ce que confirme le succès télé d’emissions américaines comme Who Wants To Be A Millionaire? et non comme B [Bienfaiteur]), elle est aussi un pied de nez à l’ultime représentation de la cupidité: les pyramides. Ces structures, aussi connues sous le nom de MLM (Multi-Level Marketing), sont des sortes d’arnaques organisées qui offrent le leurre de tirer profit du travail des autres. Ce système pousse généralement ses membres à se tourner vers leurs proches pour en faire des clients. Le film prend donc une des formes les plus malsaines du capitalisme et la retourne, troquant la cupidité pour la générosité.

Pay it Forward suit l’engrenage que l’enfant a déclenché et dont la famille fait aussi parti, tout en dressant une satire sociale d’une certaine couche de la société américaine (White Trash). Le long métrage oscille constamment entre émotion et humour évitant ainsi de sombrer dans le mélodrame et rendant ce mélange de bons sentiments et critique sociale plus digeste. La réalisation de Mimi Leder, plus connue pour la grosse cavalerie (The Peacemaker, Deep Impact) est ici plus convaincante. Elle réussit à souder les différents thèmes , alterner les tons et entrelacer les histoires pour offrir un résultat assez compact pour complètement absorber le spectateur.

Le jeu des acteurs rend le tout convaincant. Spacey jongle habilement entre l’assurance du prof et la maladresse de l’amoureux complexé. Osment incarne un enfant intelligent et tenace qui toutefois n’en fait pas trop pour vous attendrir. Helen Hunt est la vrai surprise avec une interprétation décente de mère alcoolique mais digne. Dans les seconds rôles, on peut remarquer Jim Caviezel (The Thin Red Line, Frequency) en clochard drogué avec un sursaut de fierté et Jay Mohr toujours aussi iconoclaste, ici dans un rôle de journaliste intrigué et perplexe qui apporte les objections que tout spectateur peut avoir.

Pay it Forward semble aussi être l’écho lointain d’American Beauty. La scène d’ouverture survolant le quartier et sa musique renvoient directement au film de Sam Mendes. De la même manière, un personnage va déclencher un engrenage qui affectera le monde qui l’entoure et dont il subira les conséquences. Tout comme dans American Beauty, le film se concentre sur une classe sociale, ici l’Amérique White Trash au contraire de la classe moyenne aisée. Seule différence majeure, le message est ici positif et cherche à s’élever là où l’Oscar du meilleur film 1999 sombrait dans le chaos. Dreamworks offre donc une réponse au pessimisme d’American Beauty, en offrant une sorte de variation sur le même thème.

Pourtant, si le film réussi à émouvoir, il est loin d’avoir la carrure de son prédécesseur. Pay it Forward est un film au premier degré, simpliste et au traitement conventionnel entre drame et comédie. L’oeuvre est loin d’être parfaite et certaines scènes dérapent dans le mielleux (voir final interminable) tandis que le scénario n’évite pas certains clichés et facilités comme parents alcooliques-enfants battus, délinquence juvénile, cicatrices d’un passé douloureux…

Une chose est pourtant sûre: Pay it Forward lorgne vers les Oscars et aprés ses dernières productions comme American Beauty, Gladiator, Chicken Run, Almost Famous, Dreamworks semble concrétiser son rêve pour un cinéma meilleur.

  Fred Thom




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