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Le Cinéma en Provence
La Camargue

Un dossier de Fred Thom & Roger Antoine

:: LA CAMARGUE
:: Cinéma de terroir
:: Des Airs Camargais
:: Terre de Western
:: Décors Anonymes
:: Arles
De par son originalité, la Camargue, région illuminée par les peintures de Van Gogh, ne pouvait laisser les cinéastes indifférents. Marais, étangs et terres salées abondent dans cette plaine située dans le delta du Rhône, enclave sauvage où s'ébattent en semi-liberté des manades (troupeaux) de chevaux et taureaux, des flamands roses mais aussi des moustiques à la soif inaltérable. L'endroit est aussi réputé pour ses gardians, cow-boys camarguais armés de tridents, ainsi que pour son rassemblement annuel de gitans aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Les poètes prétendent même qu'elle serait hantée par l'ombre de Mireille, l'héroïne du drame rustique du félibre (poète provençal) Frédéric Mistral.

Si la Camargue offrit un accès privilégié aux productions régionales, sa richesse naturelle en fit aussi une destination privilégiée pour le tournage de films aux cadres exotiques.

LE CINEMA DE TERROIR

Les coutumes de la région et le mode de vie de ses habitants, qu'ils soient bohémiens ou gardians, sont au centre de nombreuses adaptations tirées des écrits d'auteurs provençaux comme Alphonse Daudet, Frédéric Mistral et Jean Aicard. Parmi ces œuvres le plus souvent mélodramatiques, on retiendra Mireille et L'Arlésienne.

En 1920, après avoir monté ses propres studios à Marseille le réalisateur et producteur Ernest Servaes met en scène Mireille, adaptation d'un poème de Frédéric Mistral doté d'une distribution d'amateurs pris dans la population pour un plus grand besoin d'authenticité ; une démarche atypique qui lui permet ainsi de se démarquer d'une première version tournée en 1908 par Henri Cain avec des vedettes parisiennes de la Comédie Française. Le producteur marseillais Fernand Meric demandera treize ans plus tard à Servaes d'en faire un remake parlant, mais suite à des divergences artistiques, c'est finalement le cinéaste René Gaveau qui héritera du projet avec Mireille Perrey et Pierre Bertin dans les rôles principaux.

Quatre versions de L'Arlésienne d'après le conte d'Alphonse Daudet se succéderont : en muet, en 1909 par Albert Capellani et en 1922 par André Antoine, puis en parlant, en 1930 par Jacques de Baroncelli et en 1942 par Marc Allégret sur une adaptation de Marcel Achard avec Gaby Morlay et Raimu.

En 1921 le metteur en scène André Hugon s'attaque au roman de Jean Aicard, Roi de Camargue, avec dans les rôles principaux Jean Toulout et Claude Mérelle. Fort de son succès, le film ressortira en 1927, puis fera l'objet d'une nouvelle adaptation signée Jacques de Baroncelli en 1934. Suivront Une fille de la Camargue de Henri Etiévant avec Stacia Napierkowska et Charles Vanel (1921), Le Gardian de Joé Hamman et Notre-Dame D'Amour d'André Hugon (1922) ainsi qu'un documentaire sur la Provence, L'Empire du Soleil (1923).

Jean-Paul Paulin tourne en 1933 Les filles du Rhône sur un scénario original de Jean des Vallières avec Anny Ducaux et Denise Bosc, offrant ainsi un des meilleurs moments du cinéma camarguais des années trente.

Succédant à Vendetta en Camargue de Jean Devaive (1949), mais dans un tout autre contexte, Albert Lamorisse tourne Crin Blanc (1952), film pour enfants retraçant l'amitié entre un jeune garçon (Alain Emery) et un cheval. Le long métrage qui se situe en basse Camargue, au mas de Cacharel en particulier, décrochera le grand prix du Festival International du film 1953.

Dans un thème plus social et complexe, La Caraque Blonde (1952), une production des studios Ricard, aborde les conflits entre manadiers et riziculteurs dans une Camargue agricole ; bien plus tard, Paul Carpita, cinéaste engagé, socialement et politiquement, s'attaquera à l'exploitation des travailleurs clandestins dans les rizières camarguaises avec Les Sables mouvants (1995 — Philippe Dormoy, Beppe Chierici).

DES AIRS CAMARGUAIS

Contre toute attente, la région semble avoir été une source d'inspiration pour les comédies musicales d'antan. Ainsi Tino Rossi, vedette d'alors, y tourna plusieurs bluettes dont Le soleil a toujours raison de Pierre Billon en 1943 où il entonne Le chant du gardian entouré d'autres célébrités comme Micheline Presle, Charles Vanel et Pierre Brasseur. Deux ans plus tard, il récidive avec une adaptation du Roi de Camargue dans Le Gardian de Jean de Marguenat avec Tino Rossi, Lilia Vetti et une ribambelle d'acteurs provençaux dont Alida Rouffe (Honorine de la Trilogie) tandis que le camarguais Marcel Mailhan assurera la doublure de Tino Rossi pour les scènes d'action.

C'est aussi en Camargue, aux Saintes-Maries-de-la-Mer en 1963, que Johnny Hallyday fera ses premiers pas de vedette devant la caméra avec D'où viens-tu Johnny ? de Noël Howard sur des dialogues de Michel Audiard. Sylvie Vartan et Fernand Sardou sont aussi de la partie.

>> Terre de Westerns        





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