critique du film Cursed DVD CursedCursed Critique du film [Cursed]






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Cursed
Réalisé par Wes Craven

Avec : Christina Ricci, Joshua Jackson, Jesse Eisenberg
Scénario : Kevin Williamson
Titre Original : Cursed
Durée : 1:36
Pays : USA
Année : 2005
Site Officiel : Cursed
Avec l'été qui s'installe les navets investissent les salles obscures et après Amityville voici Cursed, digne successeur des ineptes Témoins de l'année dernière. Devant une telle parodie indigente, germant dans le fangeux Scream 3, nous ne pouvons que rester pantois. Comment l'expérimenté Wes Craven en est-il arrivé à ce stade indigne d'incurie où toute volonté de mise en scène s'est évaporée devant des poncifs éculés et mal assumés ? Pour narrer cette famélique histoire de lycanthropie, où une jeune femme et son frère sont marqués par la bête et doivent dès lors chercher à la tuer pour reprendre leur vie triviale, il ne jouera jamais des nuances d'obscurité, de la lune gothique et se verra incapable d'apposer intérieurs et extérieurs - un seul mouvement de caméra (en contre-plongée fluide) intéressant sur 1h30 c'est un peu léger. Reliquaire foutraque, le film est un zombie qui semble avoir été entièrement tourné dans les contreforts d'un studio déliquescent : décors au rabais, effets spéciaux pathétiques, interprétation amidonnée, scénariste claquemuré dans un système qui a phagocyté son unique talent de citation narcissique, sinon cynique, et cinéaste frappé d'obsolescence. Nous aboutissons à une caricature lénifiante de 30 ans de fantastique où les aspects rêches, absolus ou facétieux se dissolvent dans le chaos.

L'anathème principal reste l'absence de frontalité non sur l'horreur anémiée mais sur le corps incandescent de Christina Ricci. L'actrice au regard entêtant est complètement sous-employée, habitant avec résignation et componction un manque de substance patent. Il est incompréhensible que son potentiel ambigu et charnel n'ait pas été utilisé pour agréger la transfiguration de son personnage vers le néant de l'animalité. Le cinéaste se contente simplement de détacher cheveux et bouton de corsage pour capter une aura féminine, jamais la caméra ne l'enrubannera pour tenter, à défaut d'une dimension psychologique, de nous faire ressentir les palpitations organiques de son être.

On ne saurait accoler le terme de maturité régressive à ce brouet étriqué puisque les protagonistes n'accèdent jamais à l'âge adulte. Le leitmotiv du tunnel hante d'ailleurs le long métrage. Comprenez pour Wes Craven : " quand vais-je en voir le bout, en terminer avec ce rite de passage " ?. Et si il ne laisse aucune place à la solaire et callipyge héroïne c'est sûrement pour ne pas risquer de rater un rai de lumière. Pour corroborer cet état d'esprit, le curieux appesantissement sur les visages convulsant des gisants aux membres arrachés. Comme pour leur laisser le temps nécessaire à la prise de conscience de leur déchéance (amputation et déréliction). En ce sens le récent Détour Mortel était l'apologue parfait de l'ornière désabusée des teenagers archétypaux de slashers, à la fois héros, victimes et bouchers ils sont surtout à plaindre lorsqu'ils découvrent, dans un vacillement sauvage, leur allergie profonde au changement. Décidemment depuis une dizaine d'année l'évolution des séries B et Z n'est pas tendre avec ses grands adolescents en leur refusant un déni salutaire et en les obligeant à assumer leur statut contre-nature.

  Frédéric Flament





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